Exercice de l'ORPC Voirons
Novembre 2006


Exercice FORE !

Exercice FORE : Comme un parfum d’été indien.

Cliquez pour voir la galerie... Le Nant du Paradis porte plutôt bien son nom, cours d’eau indolent dans la campagne genevoise, filet d’eau même sous le soleil automnal. On y inventerait des prétextes de siestes pour le seul plaisir de profiter de la douceur d’un mois de novembre loin de son bureau. Mais voilà, le Nant du Paradis cache aussi ses humeurs ; souches, racines et autres déchets s’accumulent et forment çà et là des barrages. Et lorsque l’eau monte, elle a une fâcheuse tendance a quitter le lit du Nant pour inonder les prairies avoisinantes.
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Redonner au cours d’eau le goût de l’aval
Le point phare de l’exercice FORE, le voilà, redonner au cours d’eau le goût de l’aval. Cela signifie ôter souches, arbres pierres et déchets devenus autant d’empêcheurs de couler en paix.

Tirer des scories hors de la rivière, cela peu sembler peu compliqué. Il est vrai qu’une partie de l’opération demande essentiellement des bottes et une bonne dose de patience et d’abnégation. Mais la bonne connaissance des consignes de sécurité et l’usage judicieux du matériel s’avèrent vite essentiels. Tire-fort et tronçonneuses sont donc au rendez-vous pour hisser hors du nant souches et arbres morts, principaux responsables des barrages et des montées d’eau.

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Longue haleine et casse-tête… Il y en eut quelques-uns. Mais, sous ce peu vraisemblable été indien qui pousse à retrousser les manches, alors que l’on pourrait passer des heures à seulement regarder les arbres et les champs, l’idée de patauger dans la rivière pour la bonne cause n’est pas des plus désagréable.

Près d’un kilomètre de terrain sera ainsi déblayé en deux jours, permettant aux troupes d’appui d’avoir fait une bonne revue de matériel. Au printemps prochain, on peut penser que le nant du paradis restera bien sagement dans son lit.

Exercices réels de proximité
A l’ORPC Voirons, la mode est aux exercices réels de proximité. Car quitte à utiliser le matériel, autant en profiter pour donner un coup de main aux communes qui en éprouvent le besoin ! La philosophie a de quoi séduire. Les cours, s’ils permettent de se rendre utiles emportent forcément une adhésion plus grande.

La fin d’un érable
Utilité et proximité sont également les maîtres mots à l’école enfantine du Plateau, annexe de l’école de Haller. Ici, c’est un arbre de belle taille, un érable malade qui menace le préau. Le travail de bûcheron n’est pas sans risques. Il s’agit là encore, d’évoluer en sécurité. On évalue les gestes avant de les entreprendre. Sérénité et efficacité. Quelques minutes d’efforts et le vénérable érable rend grâce. Il n’était déjà plus du monde des vivants. Mais sa souche ne se laissera pas faire si facilement et l’arracher à la terre demandera un peu plus de sueur, des cordes et un treuil. Là encore, l’utilisation du matériel dans une situation réelle, l’évaluation de la tension de la corde, du poids de l’arbre sont une excellente répétition de l’action d’urgence. Rien ne vaut le réel, fut-il soigneusement balisé, pour se préparer à l’imprévu.

Qu’ajouter sinon que le soleil et l’équipe de cuisine ont contribué à la bonne humeur générale ?
FORE, ce n’était pas exactement la galère.

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Michaël Perruchoud
Responsable de l'information ORPC Voirons