Exercice de l'OPC Voirons à Puplinge
25-29 Octobre 2004


La maîtrise du conditionnel !

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Lundi, cours de cadre

D'abord, les chefs de groupe. Ils se présentent avec une bruine grise pour compagne, environnement idéal pour égayer les humeurs. La semaine démarre donc en petit groupe, sans payer de mine. Mais, il ne faut pas s'y fier les préparatifs du lundi revêtent peut-être plus d'importance que l'exercice en lui-même. Il s'agit d'abord de vérifier que le matériel, les machines, les mouvements sont encore clairs dans les esprits ; il n'est jamais inutile de rafraîchir quelque peu les connaissances. Mais plus que cela, il s'agit de pouvoir transmettre un savoir. Maîtriser ne suffit donc pas, il convient d'expliquer.

Car le problème est là, surtout lorsqu'on travaille sur le conditionnel d'une catastrophe ou d'une intervention d'urgence. En effet, dans une situation de crise, l'efficacité est nécessaire, incontournable. Aussi, l'OPC doit disposer de personnel, capable d'utiliser le matériel avec efficacité discernement et intelligence. Il faut que des connaissances de bases soient assimilées, qu'on ne retrouve pas, en cas d'alerte, obligé de repartir de zéro.
L'amont est donc essentiel. Et l'amont, il convient de l'apprivoiser. C'est le but d'une telle semaine.

Voici pourquoi le jour "cour de cadre" est déterminant. Si le savoir ne passe pas, ou imparfaitement, c'est tout le fonctionnement d'une intervention d'urgence qui serait remis en cause.

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Mardi-Mercredi et Jeudi-Vendredi, exercices pluvieux

L'OPC patauge dans champs des abords de Puplinge, sur les rives de la Seymaz, arrosée d'une bonne pluie d'octobre, une pluie qui ne fait plus semblant, qui mouille à n'en plus finir et vous casse le moral en prévision des mois à venir. Difficile de susciter les enthousiasmes. Le café aide un peu, mais pour le reste c'est à nouveau aux chefs de groupe doeuvrer au mieux, de faire comprendre l'importance d'un automatisme, d'un geste juste. Car, rien à dire, il faut de l'abnégation pour pomper l'eau de la Seymaz sous une pluie battante, et pour, joie ironique de l'exercice, l'y rejeter dans un même élan.

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Les transmissions (télématique), le suivi de la situation, le transport et la cuisine jouent aussi leur rôle, de manière plus "réelle" pour les derniers nommés. Car, exercice ou pas, les estomacs ont leurs exigences. Et dans le réel, les impondérables se montrent toujours plus ingénieux que dans les scénarios les mieux écrits.



Bilan? Difficile à établir. On chasse le dysfonctionnement, on améliore la communication, on peaufine les gestes, mais on sait aussi ne se prémunit jamais totalement contre l'imprévu. Car il est paradoxal de travailler avec soin et exigence, de répéter sous la pluie des scénarios qu'on souhaite ne jamais avoir à affronter.

Ce type d'exercice, c'est d'abord l'occasion de cadrer ce damner l'imprévu, d'imaginer des parades, encore et toujours. C'est aussi la possibilité souligner le rôle essentiel des chefs de groupes, courroies de transmission entre un état major au fait de sa mission et des appelés qu'il convient de savoir motiver avec le mot juste. C'est enfin et surtout le moment de distiller un savoir de base, de rappeler des gestes qui, un jour peut-être, seront les gestes qui sauvent.


Michaël Perruchoud
Responsable de l'information OPC Voirons